Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'a la conquête français (1830), Volume 1

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Ernest Leroux, 1888 - 627 pages
 

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Page 181 - Beni-Merîn aux successeurs d'Abd-elMoumen , nous croyons avoir cité une série de faits qui prouvent que les Berbères ont toujours été un peuple puissant, redoutable, brave et nombreux; un vrai peuple comme tant d'autres dans ce monde, tels que les Arabes, les Persans, les Grecs et les Romains.
Page 212 - Cette femme avait trois fils, héritiers du commandement de la tribu, et, comme elle les avait élevés sous ses yeux, elle les dirigeait à sa fantaisie et gouvernait, par leur intermédiaire, toute la tribu. Sachant, par divination, la tournure que chaque affaire importante devait prendre, elle avait fini par obtenir pour elle-même le haut commandement. « Elle gouverna » pendant soixante-cinq ans, dit Hani-Ibn-Bekour- ed-Darîci, et » elle vécut cent vingt-sept ans.
Page 175 - ... et les esclaves, avait disparu ; une guerre impitoyable avait anéanti un nombre de Maures encore plus grand; et le climat, les divisions intestines et la rage des barbares n'enlevèrent pas moins de monde aux Romains et à leurs alliés. Lorsque Procope débarqua en Afrique pour la première fois, il admira la population des villes et des campagnes, et l'activité du commerce et de l'agriculture.
Page 191 - ... s'il leur faut du bois pour en faire des piquets ou des soutiens de tente, ils détruisent les toits des maisons pour en avoir. Par la nature même de leur vie. ils sont hostiles à tout ce qui est édifice; or, construire des édifices, c'est faire le premier pas dans la civilisation.
Page 132 - Félix de Zabi (Bechilga, dans le Hodna) et Januarius de Flumenpiscis se jettent sur Lemelli (Zembia, dans la 'Medjana), à la tête d'une troupe de Circoncellions. Ayant trouvé la porte de la basilique fermée, ils en firent le siège ; les Circoncellions montèrent sur le toit et de là accablèrent les fidèles sous un monceau de tuiles. Un grand nombre fut cruellement blessé ; deux diacres qui défendaient l'autel furent tués, et les Fastes de l'église inscrivirent deux martyrs de plus, Primus,...
Page 168 - Berbère des villes, des plaines et des vallées voisines des centres de population, fut absorbé par les conquérants, cela va sans dire ; mais l'indigène du Sahara et des montagnes ne fut jamais pénétré par l'influence romaine. Après sept siècles de domination italienne, je retrouve la race autochtone ce qu'elle était avant l'occupation. Les insurgés qui, au vi...
Page 191 - Les habitudes et les usages de la vie nomade ont fait des Arabes un peuple rude et farouche. La grossièreté des mœurs est devenue pour eux une seconde nature, un état dans lequel ils se complaisent, parce qu'il leur assure la liberté et l'indépendance. Une telle disposition s'oppose au progrès de la civilisation. Se transporter de lieu en lieu, parcourir les déserts, voilà, depuis les temps les plus reculés, leur principale occupation. Autant la vie...
Page 168 - ... à ce mot. Le Berbère des villes, des plaines et des vallées voisines des centres de colonisation fut absorbé par les conquérants, cela va sans dire, mais l'indigène du Sahara et des montagnes ne fut jamais pénétré par l'influence romaine.
Page 191 - Le naturel farouche des Arabes en a fait une race de pillards et de brigands. Toutes les fois qu'ils peuvent enlever un butin sans courir un danger ou soutenir une lutte, ils n'hésitent pas à s'en emparer et à rentrer au plus vite dans la partie du désert où ils font paître leurs troupeaux.

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